Le plan s'avère être logiquement l’un des principaux facteurs de réussite d’un document. Ce, aussi bien en matière d'analyse que de présentation. Vous le travaillerez jusqu’à ce qu’il vous satisfasse pleinement, le modifiant de fond en comble autant de fois que nécessaire. Ne vous obstinez pas sur un premier plan. Notez cependant que votre plan est le reflet de votre analyse, il devrait par conséquent être suffisamment déterminé au moment de la rédaction, y compris lorsque celle-ci débute pendant la phase d’analyse. (Ajoutons que les titres automatisés vous permettent précisément de le modifier rapidement).

 

La solution consiste à travailler le "squelette" de votre travail, puis de le présenter rapidement à votre directeur de mémoire bien que vous ayez encore des doutes. N'attendez pas cependant que votre directeur conçoive votre plan. En effet, ce n'est pas son rôle et le plan qu'il proposerait pourrait contraindre votre rédaction par une approche différente de la votre... Votre directeur doit simplement vous permettre de remodeler certains points et vous éviter certaines difficultés lors de la rédaction du contenu (plan incohérent, difficile à respecter).

 

écueil courant, l'entêtement à vouloir construire un plan qui apparaisse idéal mais qui en définitive contraindrait voire bloquerait votre rédaction. Lorsque cette rédaction se heurte au plan, interrogez rapidement (et calmement) ces deux derniers afin de voir lequel des deux n'est pas pertinent.

 

Notons que chaque plan pose des problèmes spécifiques irréductibles, aussi n'essayez pas de calquer vote travail sur celui d'un autre.

 

Quatre règles générales de conception d’un plan :

 

 

Idéalement il est souhaitable de maintenir le même nombre de subdivisions dans les divisions supérieures (« partie », « titre », « chapitre ») ; une « partie » contenant deux « titres » lesquels contiennent eux-mêmes deux « chapitres », la seconde partie reproduisant également ce schéma.

La règle de l’équilibre volumique des subdivisions impose que les subdivisions de même niveau aient une ampleur identique. Une vingtaine de page pour chaque chapitre, une dizaine de page pour chaque section par exemple.

à un niveau donné de division, les intitulés tendront à avoir une longueur et une forme comparables :

1 ) Le cadre socio-culturel de l’émigration

2 ) La motivation du processus migratoire

3 ) Les dynamiques économiques consécutives à l’émigration.

Les rubriques consacrées aux faits précédent celles consacrées aux idées. Les descriptions précédent les analyses, les explications et les synthèses. Là encore ce conseil reste général. Ce dernier a un fondement logique évident mais sa mise en œuvre stricte peu s’avérait incommode.

 

L’application de ses quatre règles est souvent source de grand embarras et de remaniements plus ou moins profonds du plan. Le rédacteur tendra, dans toute la mesure du possible, à respecter ces règles, ce qui lui imposera de rechercher des présentations originales ou imprévues ou de changer le cadre de pensée dont il est il imprégné. Une réflexion nouvelle, libérée du carcan dans lequel l’esprit s’installe rapidement, peut révéler des solutions toniques et harmonieuses : les efforts de purisme formel sont rarement vains. Toutefois, de fortes contraintes peuvent justifier des enfreintes à ces règles ; le lecteur les acceptera s’il en perçoit les raisons.

 

Combien de parties ?

 

Question fréquente et source d'angoisse : le nombre de parties. Il s'avère que deux ou trois parties semble être le plus pertinent ; deux plutôt que trois ou l'inverse dépendant de chaque travail sans a priori initial. Au-delà de trois parties, la construction semble souvent conduire à un découpage excessif qui peut tendre à éliminer toute synthèse. Or, votre travail consiste précisément à montrer vos capacités de synthèse. Ainsi, si vous ressentez le besoin de faire quatre parties voire plus, étudier la pertinence de chacune d'elles et consulter votre directeur ; ce nombre pouvant parfois s'avérer nécessaire.

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Introduction,

Notice bibliographique (références bibliographiques et bibliographie),

Conclusion,

Annexes,

Soutenance.

Conseil de rédaction de mémoire universitaire : Plan