Voyage en voilier autour de l'Islande et sur ces terres : jeysers, volcans... Islande
Le tour de l'Islande en bateau avec de mini treks

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Navigation le long de la côte islandaise sur un bateau de 9 mètres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HELLO ICELAND

 

(Le voilier Esquina est à vendre d'occasion : voir page d'accueil)

 

à la limite du cercle polaire, les terres d'Islande pétries par le feu et la glace, dénudées et violentes, comptent parmi les plus spectaculaires du monde (volcans, geysers).

 

La nature sauvage rappelle sans cesse sa toute puissance. Volcanisme et tectonique modèlent des paysages tantôt insolites, minéraux et lunaires, tantôt verdoyants et paisibles : désert de cendre noires, pâturage sereins, massifs de lave, solfatares, fumerolles, geysers à fleur de roche...

 

La navigation en solitaire sur les côtes de ce pays avec un petit voilier est un sacré plaisir de marin.

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Arrivée à "Vestmannaejar". Deux bonnes cernes et une sacré envie de dormir, mais d'abord les formalités. Douane et police défilent à bord, cherchant désespéramment les équipiers, peut-être cachés sous la table. Comme aux Féroes l'accueil est vraiment agréable. Le capitaine de port, après s'être assuré que j'avais tout ce qu'il me fallait, me souhaite bon séjour. Les ports sont gratuits comme aux Féroes (hormis "Thorshaven").

 

13 au 14 juin : Je visite l'île principale des "Vestmannaejar".Une éruption volcanique a commencé le 23 janvier 1973, et ce, durant 5 mois. Tous les habitants ont quitté l'île et les hommes se sont organisés afin d'essayer d'endiguer le flot de lave en luttant rue après rue au moyen de jets d'eau pour refroidir le magma. Le port, entre autre, ne serait plus accessible sans cette intervention humaine. Résultat, une centaine de maisons détruites mais pas de pertes humaines a déplorer. L'île a par ailleurs augmenté sa surface d'un cinquième. Aussi surprenant soit-il, la roche est encore chaude sur le sommet du cratère et la pluie s'y évapore en fumeroles. Paysage lunaire. (Photo ci-contre : en bas à gauche, le cratère ; au fond à gauche, la ville ; à droite, la coulée et la nouvelle partie de l'île ; au fond aux pieds des falaises, l'entrée du port sauvé des laves).

 

"Le cratère" (13 juin)

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15 au 16 Juin : Je rejoins Reykjavik mi-voile mi-moteur, le vent n’est pas au rendez-vous.

 

17 Juin : Grande nouvelle je suis oncle pour la deuxième fois, et tout "Reykjavik" se met sur son 31 pour accueillir la bonne nouvelle. Concerts, discours du président… Décidemment ils ne font pas les choses a moitie. Peut être le 60eme anniversaire de leur indépendance y est il pour quelque chose?

Le centre ville est agréable, à la sortie du travail les islandais s’amassent sur les coins de pelouses pour profiter du soleil et socialiser. Plus de la moitie de la population islandaise vie ici.

 

18 juin : Good bye (Esquina fidèle petit bateau). Je troque ma paire de dockside et mon vieux ciré jaune, non pas contre un cuir un peu zone, mais la tenue de randonneur et le sac a dos pour les terres d'Islande. Direction Geysir et Gulfoss.

Le jeyser explose dans un grand fracas d’eau et de vapeur toutes les 10 minutes, le jet atteint une vingtaine de mètres. Quelques marmites d’eau bouillante donnent un air féerique à ce lieu, tout de même nettement plus touristique qu’il y a 22 ans…

"Gullfoss" est une splendide chute en deux temps, suivi d’une gorge étroite et tumultueuse. Sur le trajet je rencontre 4 cousins belges bien sympathique partis pour un trek dans le "Landmalanlaugar", et fais un bout de route avec eux (en voiture).

 

19 au 20 Juin : "Tingvellir", lieu du premier acte démocratique historique notable, il y a quelques milles ans et sans effusions de sang. C’est aussi une plaine situe sur la dorsale qui sépare la plaque américaine de celle européenne, le centre s’affaisse lentement et les deux cotes s’éloignent d’une dizaine de mm par an. De là j’aperçois un volcan « parfait », l’appel est reçu. Je fais le plein d’eau pour cette excursion de 2 jours sur "Skjaldbreidur". La marche d’approche se fait sur une plaine couverte de 10 à 20 cm de mousse, pas de chemin. A flanc de volcan le terrain est plus rocailleux et l’on distingue nettement les coulées de lave anciennes, je repère un pan de roche avec un tapis de mousse à ses pieds,  parfait pour le bivouac. Quelle nuit!

Un peu humide et malgré le brouillard persistant je finie l’ascension et découvre un magnifique cratère enneigée, entre deux nuages. Du sommet se dessine les montagnes volcanique, le glacier du "Langjokull", et une plaine alluvionnaire stérile. Retour à travers la pleine sauvage, la croûte craquelée par endroit rompt la monotonie.

Hello Esquina.

 

22 Juin : Cap sur le "Snaeffsjokull", lieu de départ du « Voyage au centre de la terre » de Jules Verne ?

Quelques ailerons, d’orques perçant la surface de l’eau. Je n’irai pas vérifier, leur surnom anglais de « killer whales » en dit long sur leur passif. Ce sont surtout d’excellents nageurs, et ce n’est pas que je n’avance pas mais… ce n’est pas le même rythme.

Mouillage dans le petit port de pêche de "Arnarstapie", charmant avec ses colonnes de basalt, avec pour arrière plan le glacier.

 

23 au 24 Juin : Cap sur les "Vestfidir". Le beau temps annonce n’est pas au rendez-vous et nous remontons péniblement au près dans une bonne brise et une mer formée jusqu'à "Patreksfjordhur". Je passe la le point le plus occidentale du voyage par 25° 30’ W.

Quel bonheur de trouver une piscine avec des bains d’eau chaude a 38°C et un sauna… L’équipage apprécie. La majeure partie des maisons islandaises sont chauffées à l’aide de sources géothermales, naturel ou obtenu par forage. D’ou ces nombreuses piscines surchauffées en plein air.

 

25 au 27 juin : J’explore plus en détail "Arnarfjördhur". L’entrée est composée de falaises érodées par la glace et le temps, tel des contres forts de cathédrales. Majestueux. "Bildudalur" sera mon point de ralliement. Je profite d’une source d’eau chaude en plein air Esquina a cote au mouillage, dans une vallée quasi inhabitée.

De manière générale la navigation et l’ancrage n’est pas aise dans ces fjords ou les violentes rafales tombent des falaises et donnent de la gite au bateau même sans voile, de plus les fonds satures de varech empêche l’ancre de mordre correctement. Plus au nord mouillage au pied d’une jolie chute d’eau.

 

29 juin : "safjordhur". Ville principale de la péninsule nord ouest de l’Islande. Seules des pistes poussiéreuses mènent a cette ville, entourée de sommets enneiges. On vit ici de la pêche et de la transformation du poisson comme toutes les communautés disséminées sur la cote. Il y a bien un peu d’agriculture, mais un ancien fermier rencontre m’avoue abandonner le métier trop difficilement rentable pour construire des maisons de vacances et vendre ses parcelles (près de Reykjavik).

 

30 juin au 1er Juillet : La pêche aux renseignements effectues (météo, mouillage, sites intéressants,…) je mets le cap sur "Hesteyrarfjordhur". Toute la partie nord de la péninsule est une réserve naturelle habitée seulement l’été.

Mouillage sauvage. Le vent s’en mêle et les embruns volent sur le pont, heureusement le fond ici est de bonne tenue. Impossible par contre de débarquer avec l’annexe.

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"La terre vue de six pieds" (18 juin)

 

"Skaldbreidur" (19 juin)

 

"Splendide chute non !" (27 juin)

 

"Luxe, calme et volupté" (28 juin)

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2 juillet : A regret il me faut continuer d’avancer et je quitte cette zone sans avoir pu mettre le pied à terre, heureusement que la bibliothèque est complète… Le vent se calme progressivement. Cap a l’Est. Au passage je salue fièrement le cap Horn ! Il  me le rend avec quelques bons paquets de mer à 8°C. Température exceptionnellement élevée pour l’endroit. Nous voilà maintenant dans l’océan arctique.

 

3 juillet : "Siglufjordhur" est un ancien centre de pêche et de transformation du hareng. Le siècle précèdent y a vu une activité florissante pour saler le poisson, mais aussi récupérer l’huile pour la peinture et les cosmétique et la chair broyée et déshydratée pour la nourriture de nos bovins. Surpêche ou changement de température des eaux ? Le hareng n’est plus l’activité principale.

 

4 Juillet : "Grimsey", au Nord de l’Islande, mais encore sous le cercle polaire contrairement a ce que je croyais. Ce sera pour une autre fois. Le cercle polaire 66°40’ est défini comme étant la limite où le soleil ne descendra pas sous l’horizon pendant 24 heures un jour par an.

Depuis les feroes, la nuit et ses étoiles sont un lointain souvenir, mais quelle plaisir de naviguer à n’importe quel moment de la journée dans une ambiance lumineuse aux couleurs magiques. Un couché-levé de soleil de 6 heures, quand les nuages ne s’en mêlent pas de trop.
La cote ouest de l’île est le paradis des oiseaux, J’arrive enfin à photographier quelques macareux, petit pingouin, fulmar boréal, sternes arctiques, guillemot,…

Les macareux, peut-être informés de mes instincts carnivores ne se laissent que difficilement approcher.

Rencontre de Carrick, fier navire québécois de 8,5 m (brise de mer). Charles et ses deux filles sont au retour d’un périple de 15 mois du Canada à l’Italie, maintenant sur le retour via le Groenland, avec biens des aventures en cours de route.

 

5 juillet : Après une bien agréable journée sous le soleil de "Grimsey", a l’encontre de l’avis de l’équipage, le tyran de capitaine décide de mettre les voiles, ou plutôt le moteur, direction "Husavik".

En cours de route, des îlots non indiques sur la carte apparaissent et disparaissent dans des geysers d’eaux, éruption volcanique,…? Non des BALEINES ! Je m’approche un peu en maintenant une distance respectable. Après quelques respirations le monstre (baleine a bosse) s’enfonce à nouveau pour une apnée de 10 minutes et ressort au même endroit, à 5 m du bateau, houpsss, impressionnant. Ensuite c’est un ballet de dauphins à “bec blanc”, puis les marsouins, le tout dans un splendide coucher de soleil, “nuit” inoubliable.

 

6 au 8 juillet : Escale à "Husavik". Coup de pouce sur le lac "Myvhatn", où j’échange mon monocoque contre un bicycle. Dure pour les jambes qui manquent d’exercices ces 2 derniers mois. Je teste ce que le veéo a dans le ventre sur les champs de lave et de  scorilles. Visite des solfatares et des marmites de boues bouillantes, puis de la fracture de Kafla, ou les dernieres coulees de lave ont eu lieux dans les annees 80. Passage sur Herfell, jolie cratère vieux de 2500 ans. A la fin de la journée le veéo n’en peux plus et c’est avec plaisir que je retrouve Esquina.

Je me renseigne un peu mieux sur les baleines, le musée. J’ignorais qu’à l’origine ces mammifères terrestres s’étaient adaptés progressivement au milieu aquatique. En témoigne encore quelques os des membres antérieures et les os des nageoires étrangement semblables à ceux d’une main.

Un bon nombre des espèces sont en danger, mais d’après les scientifiques pas toutes, d’où de nombreuses questions sur la poursuite ou non de la chasse. Pour l’instant, sous la pression de la communauté internationale, l’Islande préfère renoncer à cette ressource naturelle.

 

9 au 14 juillet : Escale à "Raurahofn, puis à Vopnafjordhur". Je rencontre William, la cinquantaine, il a roulé sa bosse en Amérique du Nord. Je lui parle de mon idée d’aller bénévolement à la pêche à la morue avec un professionnel . Il affrète 3 bateaux pour la pêche et me propose d’embarquer avec un des marins qui travaille pour lui. Après quelques démêlés, dont un des pêcheurs déclarant forfait pour cause de coup de soleil ! (véridique), j’embarque finalement avec Stebbie (16 ans) et son père, pêcheur indépendant a Thorshofn sur un bateau de 8 mètres. Avant de larguer les amarres nous embarquons de la glace et quelques caisses en plastique. Direction le NO. Après une demi-heure nous faisons un premier essai par 60 mètres de fond. Pas très fructueux, nous essayons don différents endroits de la baie sans trop de succès. La cabine enfumée, le capitaine à la barre, une bouffarde au coin du bec, un oeil sur la route l’autre sur le sondeur, une moque de café dans une main, la barre dans l’autre, nous continuons un peu plus loin. Est-ce que je leur porte la mouise ?

Nouvel essai, le bateau en travers du vent à la dérive, les 5 lignes composées de 5 hameçons sont envoyées par le fond. Le nylon crépite en se déroulant. Une fois au fond les bobines automatisees se mettent automatiquement dans un mouvement de va et vient, 5 tours dans un sens 5 dans l’autre. Ça mord pas. Puis une bobine s’enroule, le sourire de Stebbie ne laisse pas de doute quant à ce qui se passe. La ligne remonte chargée de morue, d’un geste automatique il les fait voltiger l’une après l’autre par dessus bord. Les autres bobines s’enroulent à leur tour, la tension monte et l’attente se transforme en frénésie. 3 lignes pour le père, une pour Stebbie, une pour moi. Ca n’arrête pas de remonter. Sitôt la ligne en haut, décrocher les morues et relancer aussi vite que possible. Puis leur trancher la tête au niveau des ouies pour les saigner, les laver, les trier pas le temps de chômer. Les morues, les hameçons ça vole dans tous les sens. Gare aux doigts! La journée est belle et ensoleillée mais le travail au fur et à mesure de la journée se fait ressentir, pas question de relâcher le rythme. Ajoutez a cela la neige, la mer agitée, le froid. Pêcheur d’Islande, un métier pour les braves. Les morues sont vendues 1,5 à 2 euros le kilo, non vidées. Les plus grosses font 6 à 7 kilos ! Mais en moyenne 2 ou 3 kilos.

En 8 heures nous remontons une tonne. Bonne journée pour un temps aussi court… Habillé avec les cirés de William et le teint halé, je ne tranche pas trop dans les apparences avec l’équipage, mais bon une vie de métier nous sépare, et ça se repère vite !

Splendide repas en leur compagnie le soir.

 

15 au 16 juillet : Direction Seydisfjordhur. Arrêt en cours de route dans un petit port entouré des montagnes de rhyolites (couleur rouge), énigme des géologues.

Seydisfjordhur, je prépare les vivres frais, le plein de diesel pour la prochaine traversée.

Ce temps trop court en Islande sera un passage inoubliable dans ce périple aux pays des vikings. En résumé et sans beaucoup de recul, une chose est sur, le sens horaire pour faire le tour était une erreur, vents dans le nez ou pétole (vent très faible), m’ont obligé à faire la moitié du parcours au près, l’autre au … moteur, et oui ! Un mois de plus, un mètre de plus (pour le bateau), un équipier de plus ou le tour dans l’autre sens, c’eut été le paradis !

Les Islandais sont ultra réservés, difficile donc quand on est parti pour un marathon d’établir des contacts avec les locaux. Mais bon ! Les bateaux de passages (en sens inverse pour la plupart…) auront complété le besoin social de l’équipage. Ceci dit, une fois le contact établi les gens sont serviables et chaleureux, faut juste casser la glace. Les paysages splendides et inoubliables, les photos parlent mieux. Le tourisme comme partout s’est développé au grand galop ces 20 dernières années. Le temps frais comme prévu, avec un passage assez délicat sur la partie NO, mais sommes toute assez ensoleillé. Une bonne année parait-il.

Bonnes vacances a ceux qui en prennent et à bientôt pour de nouvelles aventures. Courage pour les autres.

 

17 au 25 Juillet : Départ de Seydhisfordjur, à 22h30, jour ou nuit quelle différence ? Le vent est faible et s’établie progressivement au NNE. D’après les prévisions météo, j’ai 4 jours de temps correcte, après, Insh’Allah.

Je fais route sur l’Est dans un premier temps. D’après les statistiques il vaudrait mieux descendre au sud pour récupérer les vents d’Ouest. Pour une fois j’aurais raison de ne pas suivre leurs sages conseils.

 

Les jours se suivent, et le vent fait le tour du compas dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Un peu de crachin de temps a autre, mais du vent juste comme il faut, pas plus de 6. Il n’y a pas d’horaires à bord, sauf pour les repas. Quelques chalutiers en pêche croisent ma route (4 au total), mais c’est tout. Tout le long du trajet les fulmars agrémentent le décor de leurs acrobatiques vols planés. Les couches de soleil restent un spectacle inoubliable dont on ne se lasse pas. En dehors des manoeuvres de voile et de barre, je lis et prépare la croisière en Norvège. Un peu de sommeil complète le tour du cadran.

8 jours plus tard a minuit j’approche de Reine, situé sur le SO de l’archipel des Lofoten. L’arrivée avec les cimes à contre jour du soleil de minuit donnent le ton sur la splendeur de la cote Norvégienne. Malheureusement, l’appareil numérique fait des siennes et je n’ai pas de photos à vous transmettre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Champ de lave" (7 juillet)

 

 

 

Voire une baleine à 2 mètres de sa proue : inoubliable

"Baleine en Islande"

 

 

 

"Rivière de souffre" (7 juillet)

 

 

 

"Solfatar" (7 juillet)

 

 

 

"Source d'eau chaude" (7 juillet)

 

 

 

"Maison typique" (14 juillet)

 

 

 

 

 

 

 

 

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