PRéSENTATION GéNéRALE DE L'ERGONOMIE

••• RETOUR A L'ACCUEIL •••

 

°FONDEMENTS DE LA DISCIPLINE°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le terme "Ergonomie" provient du grec "Ergon" qui signifie "travail" et "Nomos" qui signifie "Loi". L’ergonomie, qui à l’instar de la médecine peut être considérée comme une science, un art ou une technique, a pour objet de comprendre le travail afin de contribuer à la conception ou la transformation de celui-ci.

Sa plus-value provient de son approche inscrivant l’homme (l’opérateur) et son corollaire : l’activité, comme étant les éléments fondamentaux à appréhender via l’observation pour optimiser les performances d’une entreprise ou d’une administration. L’opérateur est en effet celui qui connaît le mieux les déterminants, (contraintes et ressources) de son activité mais également celui qui s’adapte quotidiennement aux aléas des situations en utilisant précisément ses propres « ressources ». Ce, tandis qu’une vision encore taylorienne du travail implique une séparation entre la conception du travail (concepteurs de machine, agents de méthode,...) et sa réalisation, dans en environnement productif impliquant pourtant de plus en plus de compétences et d’initiatives de la part de l’opérateur (démarche qualité, flux tendu, suivi de clientèle, augmentation des références produits, etc.).

Il est important de noter que la connaissance générale du « fonctionnement » de l’homme au travail (physiologie, chronobiologie, dimension psychosociologique et cognitive de l’activité, etc.) est seule garante d’une optimisation de la performance productive et de la diminution des conséquences humaines et économiques de mauvaises conditions de travail (accidents, troubles musculosquelettiques, absentéisme, turnover ;…). Les échecs de certains transferts technologiques, autrement dit, de délocalisations d’usine vers des pays fournissant une main œuvre peu onéreuse ou d’achat d’usine clés en main par ces pays en voie de développement industriel, nous rappellent régulièrement et de façon aigue l’importance de la prise en compte des conditions des travail et des « caractéristiques » des opérateurs pour la viabilité d’une usine.

Ainsi, l’apport de l’ergonomie proviendra de l’analyse de l’univers existant depuis la « tâche prescrite » (conception du travail) correspondant au(x) but(s) à atteindre et aux conditions dans lesquelles il(s) doit (doivent) l’être, jusqu’à l’« activité réellement exercée ». Entre ces deux dernières intervient la « tâche effective » qui correspond au(x) but(s) et aux conditions réellement pris en compte par l’opérateur.

Ce qui légitime le fait que l’ergonomie puisse traiter de domaines propres aux différents acteurs de l’entreprise (qualité, process, productivité, marketing, santé, sécurité…) ne provient pas du fait qu’il se prétende expert dans chacun de ces domaines, chaque acteur apportant une contribution irréductible et devant concilier des contraintes spécifiques. Cette légitimité vient du point de vue adopté sur chacun de ces domaines, à savoir celui de l’« activité réelle » qui est impliquée.

Cette intégration des différents types de déterminants, depuis ceux du marché économique jusqu’aux « facteurs humains » afin de correspondre à la complexité du fonctionnement d’une entreprise fondent l’approche globale et pluridisciplinaire de l’ergonomie.

°OBJECTIFS, ENJEUX ET TYPES DE SOLUTION°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Une intervention ergonomique vise de façon conjointe à :

  • protéger l’intégrité des opérateurs,

  • répondre aux objectifs de l'entreprise.

Les enjeux étudiés seront :

  • la productivité de l’entreprise (coûts, amortissement, temps de cycle, gestes sans valeur ajoutée,...),

  • la qualité de la production,

  • la santé (physique, mentale, psychique et sociale des opérateurs) et la sécurité des opérateurs,

  • le confort et le bien-être des opérateurs,

  • la conformité aux contraintes législatives (protection de l’environnement, normes d’hygiène, etc.).

Les solutions (actions correctives préconisées et propositions détaillées) proposées pourront, en fonction de la demande et des résultats de l’observation, concerner :

  • des aménagements de poste,

  • des propositions de modes opératoires,

  • une réorganisation de l’activité collective (rotations, polyvalence…),

  • une nécessité de formation,

  • des propositions d’implantation,

  • une optimisation des activités fréquentielles,

  • des réorientations de choix de série,

  • des nécessités de mise en place de polyvalence,

  • des mises en place de rotation,

  • une automatisation de tâches contraignantes ou contenant peu de valeur ajoutée de la part de l’opérateur,

  • des améliorations de l’environnement (ambiance acoustique, ambiance thermique, ambiance lumineuse, vibrations, etc.)

  • des aménagements d’horaire,

  • une optimisation des sources d’informations,

  • une optimisation de la charge mentale de travail,

L'ergonome amélirera l'activité au niveau de la productivité et des conditions de travail via l'observation de l'acitivité

   
Copyright © 2003 - 2007 ERGON-HOMMIA